Un onzième centre de distribution qui s’ancre dans les territoires

Amazon continue de densifier son réseau logistique en France. Le géant américain vient d’annoncer l’ouverture en septembre 2026 de son nouveau centre de distribution à Illiers-Combray, en Eure-et-Loir. Ce site sera le onzième du genre en France et le sixième équipé des dernières technologies robotiques développées par le groupe. Avec un investissement de plus de 150 millions d’euros pour sa seule construction, ce projet s’impose comme l’un des plus importants engagements industriels de l’année dans la région Centre-Val de Loire.

1 000 emplois en CDI, recrutement dès la mi-juin

Le chiffre qui retient l’attention est celui des emplois : 1 000 postes en contrat à durée indéterminée seront créés sur ce site, avec une campagne de recrutement lancée dès la mi-juin 2026 en partenariat avec France Travail. Les postes concernent principalement des agents logistiques en charge de la réception, du stockage, du prélèvement, de l’emballage et de l’expédition des commandes. Aucune condition de diplôme n’est requise, ce qui ouvre le recrutement à un large bassin de candidats locaux. Amazon précise cibler en priorité les demandeurs d’emploi de longue durée, les personnes en situation de handicap, les jeunes, les seniors et les bénéficiaires du RSA.

Les conditions salariales annoncées sont supérieures au SMIC : les agents logistiques débutent à plus de 2 000 euros brut mensuel, avec une progression possible à plus de 2 500 euros brut après deux années d’ancienneté, auxquels s’ajoutent un treizième mois et une prime annuelle. Le groupe met également en avant un budget de 50 millions d’euros dédié à la formation de ses 25 000 collaborateurs en France d’ici 2030.

Un site robotisé au service de la rapidité de livraison

Le centre d’Illiers-Combray ne sera pas un entrepôt standard. Il intégrera les technologies robotiques les plus récentes développées par Amazon, avec l’objectif de réduire les délais de traitement des commandes et d’améliorer les conditions de travail des équipes sur site. Cette orientation technologique est cohérente avec la stratégie nationale du groupe, qui cherche à rapprocher ses stocks des bassins de consommation tout en réduisant les émissions de CO2 liées au transport. L’implantation en Eure-et-Loir, au coeur d’un territoire à forte densité logistique, répond précisément à cette logique de maillage territorial.

Patrick Labarre, président d’Amazon France Logistique, souligne que ce nouveau centre illustre la stratégie de développement du groupe en France, axée sur la proximité et l’innovation technologique au service des clients et des collaborateurs. Le maire d’Illiers-Combray, Olivier Bariéty, y voit quant à lui la preuve que les territoires ruraux ont toute leur place dans l’économie de demain.

Un plan à 15 milliards d’euros qui prend forme

Ce projet s’inscrit dans un plan d’investissement global d’Amazon en France de plus de 15 milliards d’euros sur trois ans, présenté lors du sommet Choose France organisé sous l’égide de l’Elysée. Il s’agit du plus important engagement du groupe dans le pays depuis son implantation il y a plus de 25 ans. Au total, ce plan prévoit la création de plus de 7 000 emplois en CDI à travers le pays. Outre Illiers-Combray, trois autres ouvertures sont programmées en 2026 : les sites de Colombier-Saugnieu dans le Rhône et de La Boisse dans l’Ain dès juin, et celui de Beauvais dans l’Oise en septembre. Un cinquième site suivra à Ensisheim dans le Haut-Rhin en 2027, avec 2 000 emplois supplémentaires annoncés.

En région Centre-Val de Loire, Amazon emploie déjà plus de 2 500 salariés en CDI sur trois sites logistiques, dont le tout premier centre de distribution français ouvert à Saran en 2007. Depuis 2010, les investissements du groupe dans la région auraient soutenu plus de 2 500 emplois indirects et contribué à plus de 2,5 milliards d’euros au PIB régional, selon une étude Keystone. Plus de 500 PME de la région s’appuient sur la plateforme Amazon pour vendre leurs produits, réalisant à elles seules plus de 12 millions d’euros de ventes à l’export en 2024.

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